mercredi 12 février 2014

Le marché aux poissons de Puerto Ayora



Le marché au poissons de Puerto Ayora

Il est 16 heures: le poisson arrive...
Quelques jolis thons...
Qui n'intéressent pas que les humains !
Otaries, pélicans et frégates on trouvé le bon spot pour se nourrir sans trop d'effort ...
Quelques oiseaux moins timides que d'autres
Les otaries n'ont pas peur de se faire marcher dessus ! 
Le museau le plus près possible... histoire de ne pas en perdre un miette ...





lundi 10 février 2014

La plus belle plage du monde


A Santa Cruz, nous n’avons presque pas visité l’île. Par manque de temps, parce que nous voulions surtout profiter de la ville et par flemme, nous n’avons pas fait les touristes avec autant d’assiduité qu’à San Cristobal. Cela nous a fait du bien d’observer une jolie ville, cela nous a plu de regarder les matchs de volley qui réunissent une cinquantaine de personnes le soir, sur le port et nous avons aimé marcher de nuit dans les rues pleine d’activités.
Nous nous sommes tout de même rendues dans un des lieux touristiques de l’île, un magnifique must que nous avons choisi parce qu’il était accessible à pied et gratuitement. Nous voilà donc en route vers la plage Tortuga Bay, réputée pour être une immense étendue de sable fin et blanc. Pour y aller, il faut prendre une rue qui part vers la gauche de la ville et marcher un bon moment. Un magasin de plongée annonce sur un petit tableau noir : “2.5 km, keep walking !”, avec un joli smiley. Cela nous fait penser à Aveline : Ne crois pas que tu t’es trompé de chemin quand tu n’es pas allé assez loin.
Après une montée d’escaliers taillés dans la pierre, nous nous inscrivons sur le registre d’une petite cabane occupée par deux rangers. Et puis, c’est un long chemin de pierre qui monte et qui descend parmi la végétation aride. Il ressemble à celui de San Cristobal après l’Interpretation Center.



A l’aller, il ne fait pas trop chaud et la balade est vraiment jolie. Au bout de trois quarts d’heure, nous arrivons sur une immense plage de sable blanc. On ne nous avait pas menti ; c’est magnifique. Nous enlevons nos grosses baskets pour marcher avec délice sur le sable. De nombreux iguanes se traînent sur la plage. On dirait des dragons sans ailes. Ils se laissent approcher et certains prennent même la pose pour la photo !
A bord de l’océan, le sable est si lisse qu’une fine pellicule d’eau fait effet miroir et reflète les nuages au-dessus de nos têtes. 


Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi beau. L’océan est paré d’un joli dégradé de bleus, en passant du turquoise au bleu marine. 




Nous nous y arrêterions bien volontiers, mais les rangers nous ont prévenu que les vagues étaient trop fortes et qu’il nous fallait aller jusqu’au bout de la plage pour pouvoir nous baigner en toute tranquillité. Nous marchons donc encore une quinzaine de minutes les pieds barbotant dans l’eau avant de nous trouver face à un immense groupe de touristes qui quitte la plage. “Cela fera tout ce monde de moins pour nous marcher dessus !”me dis-je. Nous quittons le bord de l’eau pour passer entre quelques buissons et nous retrouver... au paradis. Un paradis un peu peuplé, mais tant pis, c’est le prix à payer. Je vais vite me rafraîchir dans l’eau et je suis étonnée de voir à quel point la plage descend en pente douce. A cent mètres du bord, l’eau m’arrive encore au ventre. C’est comme une piscine, mais en mille fois plus beau et avec des pélicans qui frôlent l’eau à quelques mètres des nageurs.



Nous passons quelques heures à nous reposer. Joya en profite pour lire et moi pour écrire des cartes postales. Nous nous relaxons, tout simplement. Nous n’avons pas l’habitude de prendre le temps. 
Normalement, nous courons d’un endroit à l’autre avec un programme précis, mais pas cette fois. Cette fois, nous profitons des Galapagos comme on nous les vante dans les agences de voyage. Nous passons quelques heures sur la plus belle plage du monde, sur le plus bel archipel du monde.




Il y a pire comme vie, ça, c’est sûr.



 Mahaut

Santa Cruz: retour en ville


Nous avons quitté San Cristobal un matin au lever du jour pour Santa Cruz, à 47 milles nautiques à l’ouest. Une journée de navigation au moteur faute de vent. 
Nous passons tout près de la minuscule île Santa Fe, inhabitée, où deux cruise ships sont au mouillage. Des broussailles et encore des broussailles, des cactus arboricoles, rien d’autre.
On entend pis que pendre sur le mouillage d’Academy Bay — ou aussi Puerto Ayora — à  Santa Cruz. Effectivement, il y a plusieurs cargos au mouillage, qui déchargent ici, comme à San Cristobal et comme sur toutes les îles, leurs marchandises sur des barges.
Entre parenthèses: chaque truc qu’on  qu’on voit sur l’île — à part ce qui a pu être produit sur place — a été acheminé de cette manière, tout, absolument tout. Des canettes de soda aux bouteilles d’eau, en passant par les véhicules, les frigos, les habits, bref... c’est fou non ?

A Academy Bay, donc, c’est plein de monde: des cargos, des cruise ships de toutes tailles, des petites vedettes, mais il n’y a aucun voilier de passage. Sauf nous. Nous jetons l’ancre une première fois... elle ne tient pas; la deuxième sera la bonne mais il y a une grande houle qui entre dans le mouillage, de longues vagues très hautes,  nous sommes secoués dans tous les sens.

Nous avons bientôt la visite d’Irène – la représentante de Bolivar Pesantes  à Santa Cruz et donc notre agente ici -  et d’un représentant de la Capitanìa dans son uniforme immaculé.  C’est reparti pour un round de courtoises formalités qui, parce que nous avons un autografo, se passent à bord du bateau. Pas de visite sanitaire, cette fois, mais un formulaire à remplir soigneusement:
De quelle marque est votre VHF ?  Combien de litres de fuel avez-vous à bord ?  Et puis l’inévitable: ... vous n’êtes que vous deux ? Vraiment ?!...
Irène me racontera plus tard que le fonctionnaire lui a dit que nous étions complètement folles et qu’elle lui a rétorqué qu’il était demasiado machisto...  Que deux femmes à bord cela se passait forcément bien, que serait le monde sans les femmes ? D’ailleurs il y a trois ans, une jeune femme de 27 ans est arrivée ici toute seule avec un grand bateau, beaucoup plus grand que Sir Ernest, donc...

En quittant le bateau à la tombée de la nuit à bord d’un water-taxi, Irène emporte notre bouteille de gaz pour la faire recharger — elle nous la ramènera le soir suivant, et nous recommande de déplacer le bateau plus près de la ville pour être moins sujettes à la houle. Mais il faudra mouiller une ancre à l’arrière pour éviter que le bateau tourne dans tous les sens dans ce mouillage encombré. Soit.

Nous avons passé trois jours à Santa Cruz. Un bain de ville pour y faire – surtout pour y acheter d’ailleurs — tout ce dont nous avons besoin. J’y ai trouvé de l’huile pour le moteur en bidons de 0,985 litres (un quart de gallon); j’y ai aussi acheté les filtres à huile et à fuel dont j’avais  besoin après avoir visité 3 ferreterias. Mahaut a trouvé ici des souvenirs, nous avons craqué pour un hamac, testé trois boulangeries, goûté l’almuerzo de trois restos différents, fait une balade jusqu’à la plus belle plage du monde, Tortuga Bay.


Le soir avant notre départ pour Isabela, Irène nous emmène à l’Immigracìon pour que le fonctionnaire appose le tampon de sortie des Galapagos sur notre passeport. Il n’y a pas de bureau d’immigration dans la prochaine et dernière île que nous visiterons. Comme le gars est en retard, elle négocie avec lui par téléphone: il veut d’abord nous faire revenir à 20h, cela sera finalement 18h.
Irène, quarante-trois ans, cheveux noirs et teint mat, t-shirt rouge et pantalon noir, pousse son vélo alors que nous marchons à ses côtés pour revenir en ville. Le bâtiment de l’immigration, je l’ai aussi vu à San Critobal, est en dehors de la ville.  Et nous discutons.  Elle est pofessora, c’est à dire institutrice, pour des enfant de 8 ans, dans une école adventiste.
— Vous savez, ici, les enfants sont trop libres, ils ne veulent pas travailler. Pour ceux qui ont de la facilité, ça va, mais les autres... ils ne supportent pas que je les gronde parce qu’ils n’ont pas assez étudié. Les mauvaises notes, c’est toujours de la faute de la professora !
Tiens tiens tiens... j’ai déjà entendu cet air-là quelque part. Pas vous ?!

Daniel, son fils de 22 ans, nous rejoint. Il est à vélo, lui aussi, comme un grand nombre de gens dans cette ville. C’est un beau jeune homme qui a fini ses études de gastronomìa. Maintenant, il travaille sur un cruise ship comme cuisinier, à préparer les savoureuses spécialités équatoriennes pour les touristes affamés.
Irène a une réunion de parents, elle nous laisse retourner faire tamponner nos passeports, mais demande à son fils de passer à l’immigracion à 18h, juste pour s’assurer que tout va bien. D’ailleurs tout s’est super bien passé sans l’aide du grand ado qui est arrivé comme une fleur alors que nous prenions congé d’un fonctionnaire aimable, souriant, méticuleux... et pas beaucoup plus âgé que Daniel.

Après avoir acheté encore de quelque bouteilles d'eau — il fait une chaleur... équatoriale, une réserve de petits pains trop bons et le soir suivant, au crépuscule, nous quittons Puerto Ayora pour le charme campagnard d'Isabela. 



jeudi 6 février 2014

2 ou 3 choses que nous savons d’elles (2)

* Les îles Galapagos sont sous la loupe de toutes les sortes imaginables d’organismes publics et privés, équatoriens ou internationaux: le WWF, l’IUCN, l’UNESCO,  la Charles Darwin Foundation et bien d’autres. Il s’agit de préserver, autant que possible, ce joyau de la biodiversité.

* La grande majorité (97%) du territoire des îles est parc national. En dehors des villes et de quelques très petits villages dans la zone cultivée, tout le reste de l’île est à l’état sauvage. Pas de villas ou d’hôtels en bord de mer – l’île est toute sombre de nuit, sans lumières parasites.


* San Cristobal compte 7’000 habitants, Puerto Ayora sur Santa Cruz en compte 17’000 pour un nombre total de 25’000 insulaires. Le nombre des touristes est presque 10 fois supérieur.
Lorsque les Galapagos ont autorisé le tourisme en 1995, il y avait environ 50’000 visiteurs par an. Ils sont (euh...nous sommes) 200’000 aujourd’hui. 
Les autorités veulent développer l’éco-tourisme afin que les revenus de cette activité reviennent aux habitants et ne finissent pas dans les poches d’investisseurs étrangers.  Il n’y a donc pas de grandes chaînes hôtelières internationales sur les îles, pas de gros hôtels hideux qui défigurent la côte, et, pour le moment, pas de Mac Do’ ou autre Burger King.

* A San Cristobal, la viande et les produits laitiers consommés sont produits sur l’île. Il n’y a pas d’importation de ces denrées.
* Au marché, on trouve des produits locaux — légumes et fruits bios; on voit aussi occasionnellement quelques clémentines, des nectarines et même des fraises importées du continent. Les douceurs — comme par exemple le Nutella, pour nous ! — s’achète à prix d’or: 15.20 $ le pot.

* Depuis l’an 2000, la monnaie équatorienne est le dollar américain. Elle coexiste avec les anciennes pièces et billets.

* Un trajet en water-taxi coûte entre 60 cents et 1 dollar par personne (à comparer avec les 2.60 des TPG genevois !).

* Le plat du jour à midi  - l’almuerza, coûte 4 ou 5 dollars. Pour une soupe de poissons, un plat de riz avec légumes et viande/ou poisson, et une boisson. Délicieux.

* Nous avons découvert LA boisson locale, la Gatorade – prononcer Guéiteréde -  une boisson isotonique à toutes sortes de saveurs, que j'aime bien mais Mahaut trouve trop chimique, très désaltérante. Environ 1$30 la petite bouteille.

Joya

San Cristobal pratique


Après dix jours sur place, quelques repères utiles dans cette jolie petite ville .


Mouillage
De loin, l’approche est balisée par un alignement entre un rocher à quelques milles de l’entrée et un phare dans la ville. Puis l’entrée dans la baie se fait entre la cardinale est  qui balise un récif et une épave, et la tourelle sur le récif à la côte. Les feux fonctionnent — janvier 2014.
Mouiller à gauche dans baie, vers les grosses bouées jaunes, par environ 8-10 mètres de fond, du sable. Ce côté est réservé aux bateaux de passage.

Poubelles
Le grand truc des Galapagos, c’est le tri sélectif des déchets. Devant chaque maison il y a trois poubelles, une verte (organique), une bleue (déchets recyclables) et une noire (ce qui ne peut pas être recyclé). L’officier sanitaire m’a recommandé de trier les déchets — ce que nous faisons déjà rigoureusement pour en diminuer le volume. Notre agent, Bolivar Pesantes, est reparti avec nos poubelles recyclables; nous avons jeté les autres discrètement à terre dans les récipients appropriés.

Eau
Elle s’achète en gros bidons de 20 litres (du genre de ceux des fontaines à eau) – par l’intermédiaire de l’agent.

Fuel
Aussi par l’intermédiaire de l’agent. Comme la ressource est rare il doit demander l’autorisation aux autorités, et l’on m’a dit que le prix est plus élevé pour les étrangers (environ 1.6 dollars le litre – presque les prix suisses) que pour les locaux. Les liquides se mesurent ici en gallons: résultat je me retrouve avec des  bidons qui n’ont pas été remplis à bloc.

Gaz
L’agent m’a conseillé de faire recharger ma bouteille de gaz à Santa Cruz.

Envoi de pièces de rechange
Notre pilote électrique ayant rendu l’âme, j’ai voulu savoir si nous pourrions nous en faire envoyer un nouveau ici. Conclusion: c’est possible mais il ne vaut mieux pas. Cela prend entre 2 et 3 semaines même avec DHL – formalités, tracasseries administratives – et les autorités prélèvent une taxte de 50% de la valeur de l’objet. Et s’ils trouvent que la valeur déclarée ne correspond pas à l’idée qu’ils s’en font, ils l’adaptent en conséquence.

Huile pour moteur
On m’a dit que je pourrais en trouver à la ferreteria – finalement je n’ai pas essayé d’en acheter ici, je tenterai le coup à Santa Cruz qui est une ville plus grande.

Quincailleries
Il y a plusieurs ferreterias dans la ville – ce qui se comprend vu le nombre de chantiers en cours.

Pain
Plusieurs boulangeries, dont une super au rond point en haut à gauche vers la plage de Puerto Mann. Plein de petits pains différents – au maïs, à la cannelle, au lait, à la farine complète, croissant jambon fromage, etc... On se sert dans un petit panier et cela sent bon ! Il y a d’autres boulangeries de l’autre côté de la ville, en partant vers La Loberia.

Marché
Un grand mercado le samedi matin, en haut de la ville (derrière l’église – amer remarquable depuis la baie); plein de fruits et de légumes cultivés sur l’île, et les gens sont très sympa. Se munir de plein de coupures ou de pièces de 1 dollar – ils ont beaucoup de mal à rendre la monnaie.

Argent
Il y a des distributeurs automatiques mais je n’ai pas réussi à y retirer des sous. Cela ne pose pas de problème à la banque avec la carte visa, mais il faut penser à prendre son passeport.

Supermarchés
Plusieurs en ville, mais ce n’est pas ici que l’on peut faire un avitaillement. Il y a beaucoup de Nescafé dans les rayons, du riz, des pâtes... peu de produits frais; la viande et le produits laitiers sont exclusivement locaux.
Il y a un grand supermarché sur la route qui part de Puerto Baquerizo vers El Progreso – à gauche après le seul feu de la ville.


Boissons
Les boissons – bouteilles d’eau, sodas en tous genres, bières – s’achètent dans une bodega. Il y en a plusieurs en ville.

Lessive
Une lavanderia, chez Rosita. 1$ le kilo de linge lavé-séché: c'est vraiment pas cher.

Loisirs
Plein de boutiques de plongée qui offrent toutes le même tour à Kicker Rock (aussi appelé Leon Dormido) — une journée 80 $ par personne tout compris pour faire du snorkeling; 160 $ pour la plongée; c’est un must à ne pas manquer ! Nous avons nagé au-dessus d’un banc de requins, au milieu de poissons multicolores, dans le courant...
Un tour de l’île en taxi coûte 70$ - pour monter au volcan, voir les tortues terrestres, traverser la zone cultivée de l’île.
Internet
Plusieurs cybers; un café avec du wifi sur le port, mais il ne fonctionne pas toujours; un bar qui propose aussi du wifi (mais comme il n’ouvre que le soir... nous n’avons pas testé).

Marcher
Il y a plusieurs excursions à faire sans avoir besoin de prendre un taxi.
Visiter le Centro de interpretacion - le centre d’information local - intéressant et bien fait. Nous sommes cependant restées un peu sur notre faim et avons donc téléchargé plein d’infos sur internet. Depuis le centre d’information, un sentier part en direction de la colline (Cerro Tijereta); il mène aussi à la Playa Carola. Si on continue le sentier au-delà de la colline, cela devient moins promenade et davantage randonnée, il faut de bonnes basquets pour crapahuter pendant 1h30 dans les broussailles et sur de gros rochers noirs. Le but : une plage (Playa Baquerizo) – déserte.

En partant vers la droite de la ville, on va à La Loberia, la grande plage qui est LE spot à otaries. Environ 45 minutes à 1heure de marche depuis la ville, sur une route noire en plein soleil.
Dans tous les cas, prendre suffisamment à boire !!

Poste
Sur le Malecon – le front de mer – à droite. Attention, le prix des timbres est prohibitif (3$).

Agent
L’agent est obligatoire si l’on veut visiter plus d’une île.  Nous avons choisi Bolivar Pesantes (naugala@hotmail.com) après avoir lu des témoignages sur le Net. Ce n’est pas quelqu’un de souriant  ou de très avenant, mais il a été très efficace et très pro. Notre autografo était prêt à notre arrivée, il s’est occupé de toutes les formalités. Il a des représentants sur les deux autres îles où nous allons ensuite, qui prendront le relais. Il est conseillé de prendre contact avec lui à l’avance, moi je l’ai fait à St Martin (un mois avant d’arriver aux Galapagos).

Joya